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Notre Père

Le premier dimanche de l’Avent ouvre l’année liturgique. C’est la raison pour laquelle les évêques français ont choisi la date du 3 décembre prochain pour rendre effective la nouvelle traduction du Notre Père, une occasion unique de se réapproprier la prière du Christ lui-même.

Une des dernières étapes proposées par le Rituel d’initiation chrétienne des adultes, consiste à remettre aux catéchumènes la prière du Notre Père :

« On transmet aussi aux catéchumènes l’Oraison dominicale ou Prière du Seigneur. Depuis l’Antiquité, elle est la prière spécifique de ceux qui, par le baptême, ont reçu l’adoption filiale ; les néophytes la diront avec les autres baptisés à la première célébration de l’eucharistie à laquelle ils participeront. » – (Rituel d’initiation chrétienne des adultes, n° 182).

On peut remarquer dans ce texte, que les catéchumènes reçoivent la prière du Notre Père de l’Église, dont l’une des grandes missions à la suite des Apôtres, est de transmettre la foi. Quand les disciples demandent à Jésus « Apprends-nous à prier » (Lc 11, 1), il leur partage les paroles mêmes qu’il adresse à son Père. Prier le Notre Père c’est prononcer les mots du Fils, jusqu’à le laisser prier en nous. N’oublions pas que l’expression « oraison dominicale » signifie « Prière du Seigneur ».

Il est à noter que cette dernière est destinée tout particulièrement à ceux qui ont reçu le baptême qui les rend fils et filles d’adoption, reconnaissant en Dieu, leur Père et accueillant les autres baptisés, en frères. Dans son encyclique La lumière de la foi, le pape François prenant appui sur Tertullien, s’exprime ainsi : « Après le bain de la nouvelle naissance [le catéchumène] est accueilli dans la maison de la Mère (l’Église) pour élever les mains et prier avec ses frères le Notre Père : il est accueilli dans une nouvelle famille[1] ». Dans la célébration de l’eucharistie, prier le Notre Père c’est entrer dans une communion avec Dieu et nos frères qui trouve sa plénitude dans la communion eucharistique.

Après une présentation du Notre Père comme école de toute prière, ce dossier déploiera la Prière du Seigneur dans les trois dimensions de toute vie baptismale : la célébration, l’annonce et la vie éthique. La qualité du témoignage évangélique tient dans l’articulation entre ces trois pôles. La justesse de toute prière également.

Puisse ce dossier, fruit d’un travail commun du Service national de pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS) et du Service national de la catéchèse et du catéchuménat (SNCC) nous aider à redécouvrir la prière du Notre Père.

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[1] Pape François, La lumière de la foi, Paris, Bayard, Cerf, Fleurus-Mame, 2013, p. 62.