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Messe des Cendres mercredi 26 mars 2019 à 20h

Le mercredi des cendres marque l’entrée en carême.

« Demandons au seigneur de bénir ces cendres dont nos fronts vont être marqués en signe de pénitence ». Au cours de la célébration, après l’écoute de la Parole, le prêtre invite les fidèles à la prière et bénit les cendres faites, en principe, des rameaux bénis au dimanche des Rameaux de l’année précédente.
Puis chacun reçoit sur la tête un peu de cendres tandis que le célébrant lui dit : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile » (Marc 1, 15) ou « souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » (Genèse 3, 19).
Même si les cendres sont imposées sur le front ou la tête qui est le siège de l’intelligence et de la pensée, c’est aussi le cœur qui est visé. Les paroles que le célébrant prononce, invitent le croyant à se rappeler sa fragilité, à s’interroger sur sa destinée, à se convertir, c’est-à-dire à remettre sa vie en conformité avec l’Evangile. C’est tout l’enjeu du Carême. C’est ce que nous rappelle la première lecture du mercredi des Cendres (Joël 2, 13) : « Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. ». Pour sa part saint Paul, invite le croyant, « au nom du Christ, […], à se laisser réconcilier avec Dieu, à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu ».
Le psaume 50 exprime la démarche pénitentielle qui va marquer tout le carême.
Tout d’abord, il révèle l’attitude de Dieu : « ton amour », « ta grande miséricorde »… puis l’attitude de l’homme : « je connais mon péché », « ma faute », « mon offense ». On peut noter ensuite les demandes exprimées par la prière du pécheur : « efface mon péché », « lave-moi », « purifie-moi », « crée en moi », « renouvelle et raffermis », « ne me chasse pas », « ne reprends pas », « rends-moi », « ouvre mes lèvres ». Enfin, le pardon et la miséricorde de Dieu ouvrent un avenir : « ma bouche publiera ta louange ». Il s’agit bien de « vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité » (extrait d’une prière avant le rite de l’imposition des Cendres)

Pourquoi les cendres ?
Se couvrir de cendres ou s’asseoir sur la cendre en signe de pénitence est une pratique souvent rapportée dans l’Ancien Testament. A la suite de la prédication de Jonas, le roi de Ninive s’assoit sur la cendre » (Jonas 3, 6). En 2 Samuel 13, 19, Tamar « prend de la cendre et s’en couvre la tête ». Le rite peut être un rite de pénitence mais aussi un rite de souffrance devant ce que l’on a vécu.

Sur mon front ou dans mes mains,
la cendre dit la terre, la terre d’où je viens,
celle que j’habite pour la changer, la transformer,
et en même temps transformer mon cœur.

Mes mains couvertes de cendres,
marquées de mon péché et de choses ratées,
devant Toi, Seigneur, je les ouvre,
pour qu’elles redeviennent capables de construire
et pour que tu en ôtes la saleté.

Mes mains crispées sur mes possessions
et mes idées toutes faites,
devant Toi, Seigneur, je les ouvre,
pour qu’elles laissent échapper mes trésors.

Mes mains, prêtes à lacérer et à blesser,
devant Toi, Seigneur, je les ouvre,
pour qu’elles redeviennent capables de caresser.

Mes mains, fermées comme des poings
de haine et de violence
devant Toi, Seigneur, je les ouvre,
Tu y déposeras la tendresse.

Mes mains se séparent de leur péché :
devant Toi, Seigneur, je les ouvre :
J’attends ton pardon.

Au creux de mes mains ou sur mon front,
la cendre pour me dire :
reviens au terre à terre de tous les jours,
sans pour autant oublier le rêve.

La trace de la cendre,
Sur mon front ou dans mes mains,
Me montre un chemin :
C’ est en revenant à Dieu
Que je peux revenir à moi
et me réconcilier avec moi-même.