92 rue Saint-Denis, 75001 Paris

Accueil > ACTUALITES DE L’EGLISE > Pélerinage paroissial dimanche 8 avril 2018

Pélerinage paroissial dimanche 8 avril 2018

Programme

9h30 Messe à Saint Leu
suivie de la découverte
d’un vitrail de St Leu

10h45 Départ

12h Déjeuner soit au restaurant au 3 rue de Steinkerque (environ 10 euros),
soit pique nique dans les jardins de la basilique.

13h15( précise) Rendez-vous dans le jardin près du manège

13h30 Visite de Martyrium

14h15 Départ pour la basilique soit à pied, soit par le funiculaire.
Visite par soi-même et temps d’adoration

15h40 Rendez-vous à la sortie de la basilique

16h Enseignement au Carmel suivi des Vêpres

Psaume 84

Chant de pèlerinage

2. Que tes demeures sont désirables, Yahvé Sabaot !
3. Mon âme soupire et languit après les parvis de Yahvé, mon cœur et ma chair crient de joie vers le Dieu vivant.
4. Le passereau même a trouvé une maison, et l’hirondelle un nid pour elle, où elle pose ses petits tes autels, Yahvé Sabaot, mon Roi et mon Dieu.
5. Heureux les habitants de ta maison, ils te louent sans cesse.
6. Heureux les hommes dont la force est en toi, qui gardent au cœur les montées.
7. Quand ils passent au val du Baumier, où l’on ménage une fontaine, surcroît de bénédiction, la pluie d’automne les enveloppe.
8. Ils marchent de hauteur en hauteur, Dieu leur apparaît dans Sion.
9. Yahvé Dieu Sabaot, écoute ma prière, prête l’oreille, Dieu de Jacob ;
10.ô Dieu notre bouclier, vois, regarde la face de ton messie.
11. Mieux vaut un jour en tes parvis que mille à ma guise, rester au seuil dans la maison de mon Dieu qu’habiter la tente de l’impie.
12. Car Yahvé Dieu est rempart et bouclier, il donne grâce et gloire ; Yahvé ne refuse pas le bonheur à ceux qui marchent en parfaits.
13. Yahvé Sabaot, heureux qui se fie en toi !

Psaume 122

1. Cantique des montées. De David. J’étais joyeux que l’on me dise Allons à la maison de Yahvé !
2. Enfin nos pieds s’arrêtent dans tes portes, Jérusalem !
3. Jérusalem, bâtie comme une ville où tout ensemble fait corps,
4. Là où montent les tribus, les tribus de Yahvé, est pour Israël une raison de rendre grâce au nom de Yahvé.
5. Car ils sont là, les sièges du jugement, les sièges de la maison de David.
6. Appelez la paix sur Jérusalem que reposent tes tentes !
7. Advienne la paix dans tes murs repos en tes palais !
8. Pour l’amour de mes frères, de mes amis, laisse-moi dire : paix sur toi !
9. Pour l’amour de la maison de Yahvé notre Dieu, je prie pour ton bonheur !

Le Martyrium

C’est dans cette chapelle que Ignace de Loyola (1491-1556) et ses compagnons posèrent le premier acte de constitution de la Compagnie de Jésus le 15 août 1534 fondement de l’ordre des Jésuites dont le Pape actuel , François fait parti .

Voici les vœux qu’ils promulguèrent : " Voeu de pauvreté, de chasteté et de s’embarquer pour Jérusalem ou en quelque pays du monde que ce soit, chez les fidèles et les infidèles et au retour de se consacrer, avec l’aide de Dieu au salut des infidèles non moins qu’à celui des fidèles par la prédication, l’éducation, la confession et l’administration de l’Eucharistie sans recevoir aucune rémunération " .

Le Pape Paul III reconnut en 1540, par une Bulle, cet ordre sous le nom de Compagnie de Jésus .

Saint Ignace fut canonisé par Grégoire XV le 12 mars 1622. Une église, bâtie en 1855, dans le VIème arrondissement, lui est dédiée , dans l’enceinte d’Etudes des Pères Jésuites .

Prends, Seigneur,
Et reçois toute ma liberté,
Ma mémoire, mon intelligence
Et toute ma volonté,
Tout ce que j’ai
Et tout ce que je possède.

C’est toi qui m’as tout donné,
A toi, Seigneur, je le rends.

Tout est à toi, disposes-en
Selon ton entière volonté.

Donne-moi seulement de t’aimer
Et donne moi ta grâce,
Elle seule me suffit.

Ignace de Loyola.

La basilique de Montmartre

A L’ORIGINE DE LA CONSTRUCTION DE LA BASILIQUE,
UN « VŒU NATIONAL »

Le contexte : 1870, la guerre éclate entre la France et l’Allemagne.
Le Concile qui se tenait au Vatican est interrompu et le pape, qui n’est plus protégé par les troupes françaises, se considère prisonnier dans la cité du Vatican ! En France, c’est la défaite militaire et l’occupation d’une partie du pays par les troupes allemandes.
La démarche de Messieurs Alexandre Legentil et Hubert Rohault de Fleury est spirituelle. Ils font vœu de construire une Eglise consacrée au Cœur du Christ « en réparation » (c’est-à-dire en pénitence pour les infidélités et les péchés commis) car pour eux, les malheurs de la France proviennent de causes spirituelles plutôt que politiques.
Fin 1872 : Le Cardinal Guibert, archevêque de Paris, approuve ce vœu et choisit Montmartre.

LE TEXTE DU VŒU PLACE DANS LA BASILIQUE EST LE SUIVANT :

« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore.
En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l’Eglise et du Saint Siège, et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus Christ.
Nous nous humilions devant Dieu, et réunissant dans notre amour l’Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés.
Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France nous promettons de contribuer à l’érection, à Paris, d’un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus. »
Le Comité de l’Œuvre en 1872 puis le vote à l’Assemblée en 1873 poursuivent l’idée de 1870 devenue " Vœu National " et non seulement parisien...

Le Carmel de Montmartre

I- C’est en 1928 qu’a été fondé le carmel de Montmartre. Dès l’érection de la Basilique du Sacré-Cœur, à la fin du XIXe, le cardinal de Paris ne conçoit pas ce lieu sans la présence d’un carmel « où la prière sera incessante ». Le carmel de Paray-le-Monial, lui aussi sous le signe de l’Amour miséricordieux du Cœur de Jésus, entreprend de le fonder dès 1918, au milieu de la détresse d’une Europe qui se déchire. C’est le 6 juillet 1928 que la première messe est enfin célébrée à Montmartre dans la petite chapelle du nouveau carmel, porté par tout un peuple de croyants et grâce à l’activité inlassable et audacieuse de sa première prieure, Mère Marie de Jésus, une italienne au cœur de feu.

II- Comme son nom l’indique, l’Ordre du Carmel trouve ses origines sur le Mont Carmel, situé en Terre Sainte, là même où, près de mille ans avant notre ère, le prophète Elie, animé d’un zèle ardent pour le Seigneur son Dieu, défia les prophètes de Baal, l’idole païenne, et fit comprendre à tout le peuple que Yahvé est le seul vrai Dieu.
Au Moyen-Age, des ermites, inspirés par la mémoire d’Élie, décidèrent de vivre dans les grottes naturelles de cette montagne. Ils étaient en outre animés d’une très grande dévotion à la Vierge Marie.
Au treizième siècle, le patriarche Albert de Jérusalem leur donna une règle de vie, encore méditée de nos jours dans les communautés de l’Ordre. Très vite, ils durent cependant quitter les lieux, suite aux conquêtes de l’Islam, et essaimèrent en Europe, pour se constituer en ordre mendiant, à l’instar des franciscains et des dominicains, vivant alors dans les villes et rassemblés en communautés.

Thérèse d’Avila (1515-1582) et Jean de la Croix (1542-1591), deux grands mystiques espagnols du seizième siècle, dont je ne puis que recommander vivement au lecteur la méditation de leurs oeuvres monumentales, réformèrent l’Ordre en profondeur, en lui conférant ses principales caractéristiques actuelles.

Ayant une dévotion toute particulière envers la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, le frère carme consacre une bonne part de son temps à la prière. A côté de la liturgie des heures, de la célébration eucharistique et de la lectio divina, il demeure, une heure entière le matin et une heure entière le soir, en oraison silencieuse.

La spiritualité du Carmel est celle d’une vie en présence et au service de Dieu, dans la foi et l’amour.

C’est pourquoi chez la plupart des saints et des bienheureux du Carmel ils interpellent, comme le fait Jean de la Croix dans son cantique spirituel.

« O âme, la plus belle entre les créatures, toi qui désires si ardemment savoir où se trouve ton Bien-aimé, afin de le chercher et de t’unir à lui, voici qu’on te le dit : tu es toi-même la demeure où il habite, la retraite où il se cache. Quelle joie, quelle consolation pour toi ! Ton trésor, l’objet de ton espérance, est si proche de toi qu’il est en toi-même, ou pour mieux dire, tu ne saurais exister sans lui. Ecoute : »voici que le royaume de Dieu est au dedans de vous (Lc 17,21). Et l’apôtre Paul nous dit de son coté : » Vous êtes le temple de Dieu » (2 Co 6,16)

C’est à partir de cette union intime à Dieu, dans la foi, que se développe de plus en plus un agir dont la source est à la fois la liberté humaine et Celui qui nous anime. Peu à peu , les mots de saint Paul trouvent une résonance profonde : « Ce n’est pas moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20)

Dieu écouté, contemplé dans l’écriture et dans les événements, et servi dans le quotidien, est à l’œuvre dans sa créature, qui est pourtant encore pleine de défauts, parfois criants.

III- Fondé pour accompagner dans la prière silencieuse la mission de la Basilique, le Carmel de Montmartre reste ouvert au monde entier, de par sa présence dans cette capitale et en ce lieu particulier où passent des visiteurs de tous les continents. Et la communauté des sœurs, de tous âges et de toutes origines, manifeste aussi par sa composition la richesse de l’universalité de l’Eglise.

Saint Jean de la Croix

Je la connais la source qui coule et se répand,
Quoique ce soit de nuit !

1. Cette fontaine éternelle est cachée
Mais comme je sais bien où elle est
Quoique ce soit la nuit !

2. Dans cette nuit obscure de cette vie
Comme je connais bien, par la foi, la fontaine
Quoique ce soit de nuit !

3. Son origine, je l’ignore ; elle n’en a pas
Mais je sais que tout être tire d’elle son origine
Quoique ce soit de nuit !

4. Je sais qu’il ne peut y avoir chose plus belle,
Que la terre et les cieux vont s’y abreuver,
Quoique ce soit la nuit !

5. Je sais bien que c’est un abîme sans fond
Et que personne ne peut y passer à gué
Quoique ce soit de nuit !

6. Sa clarté n’est jamais obscurcie
Et je sais que toute lumière vient d’elle
Quoique ce soit de nuit !

7. Je sais que ses eaux coulent si abondantes
Qu’elles arrosent enfers, cieux et peuples,
Quoique ce soit de nuit !

8. Le ruisseau qui sort de cette source
Est, je le sais, aussi vaste et puissant qu’elle,
Quoique ce soit de nuit !

9. Le ruisseau qui procède de ces deux
N’est précédé ni par l’un ni par l’autre
Quoique ce soit de nuit !

10. Je sais bien que les trois, dans une seule eau vie,
Résident, et que l’une dérive de l’autre
Quoique ce soit de nuit !

11. Cette fontaine éternelle est cachée
Dans ce pain vivant pour nous donner vie
Quoique ce soit de nuit !

12. Elle est là appelant toutes les créatures
Et elles vont s’y abreuver dans les ténèbres
Parce qu’il fait nuit.

13. Cette source vive, vers laquelle je soupire,
Je la vois dans ce pain de vie
Quoique ce soit de nuit !

St Jean de la Croix

Une de nos joies lors des Ecoles d’oraison, c’est de découvrir la spiritualité des grands saints dans leur parole pour nous aujourd’hui.

Pourquoi ne pas participer à une des sessions
organisées à St Leu ?

Notes