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Méditation du frère Thierry , dimanche 5 juillet 2020

C’est une période difficile pour Jésus et son ministère : il est contesté et rejeté par l’institution religieuse, par les villes autour du lac, par cette génération qu’il n’hésite pas à définir comme infantile (cf. Mt 11,16). Soudainement, il a un sursaut d’émerveillement, une porte inattendue s’ouvre à lui, un renversement de situation : Père, je comprends et je te loue. Les grands, les sages, les scribes, les prêtres s’étaient éloignés de lui et voici que ce sont les petits qui viennent : les pauvres, les malades, les veuves, les enfants, les préférés de Dieu.

Méditation biblique

XIVème Dimanche du Temps ordinaire (Année A)

Je te remercie, Père, parce que tu leur as parlé et qu’ils t’ont compris. Les petits sont les colonnes secrètes de l’histoire ; les pauvres, et non les puissants, sont les piliers cachés du monde. Jésus voit et comprend la logique du Père, sa tendresse commence par les derniers de la file. Dieu n’est pas difficile : il est aux côtés des petits, il apporte ce pain d’amour nécessaire à tout cœur fatigué... Et chaque cœur est fatigué. L’âme humaine a un grand besoin d’un signe d’amour. Le véritable langage universel de la Pentecôte est que toute personne au cœur pur puisse le ressentir, le comprendre, et cela à toute époque et sur toute la terre.

Jésus qui s’émerveille de Dieu. Je me réjouis de voir que cet émerveillement passe par toutes les fibres de son être, et ses paroles passent de la lamentation à la danse. Mais ce n’est pas suffisant, Jésus fait un pas de plus.

Venez à moi, vous tous qui peinez, et moi je vous procurerai le repos. Il ne donne pas un nouveau système de pensée, une morale meilleure, mais il donne le repos. Pour toi, pour moi, nommer Jésus le Christ équivaut à réconforter la vie. Nos rencontres, nos sermons devraient insuffler l’espérance et la liberté. Sinon ils ne sont que mots et gestes qui ne viennent pas de Lui. Mais là où se rencontrent les questions de l’homme et la beauté du Dieu de Jésus, la vie explose.

Apprenez de moi ... Aller à Jésus, c’est aller à l’Ecole de la vie. Apprenez de mon cœur, de ma façon d’aimer, délicate et indomptable. Le maître est le cœur. Si seulement vous écoutiez votre cœur pendant une minute, écrit le mystique Rumi, vous pourriez enseigner aux sages et aux savants !

Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger : voilà une douce musique, une véritable bonne nouvelle. Dans la Bible, le joug indique la Loi. Maintenant, la loi de Jésus est l’amour. Prenez sur vous l’amour, qui est un roi léger, un tyran aimable, qui n’interdit rien de ce qui donne la joie et la vie à l’homme ; il est infatigable à faire naître, à guérir, à remettre sur la route. Qu’est-ce que l’amour ? C’est de l’oxygène. Si la vie s’arrête, l’amour l’attend, l’imprègne et lui redonne son souffle.