92 rue Saint-Denis, 75001 Paris

Accueil > LA TERRE SAINTE et nos frères d’Orient > Le Patrimoine catholique oriental à Paris

Le Patrimoine catholique oriental à Paris

La Journée du patrimoine oriental a proposé via L’œuvre d’orient de découvrir le patrimoine oriental à Paris :des églises orientales à Paris. Dans la capitale, une dizaine de paroisses ou missions catholiques orientales se sont installées durant le XXe siècle, essentiellement pour des raisons politiques ou religieuses. Souvent méconnues, elles sont pourtant riches d’un patrimoine culturel, liturgique et spirituel important.

L’église syriaque Saint-Ephrem-le-Syriaque.



Historique

À partir du concile de Chalcédoine (451), les grecs d’Antioche adoptent progressivement la christologie de Chalcédoine, alors que les syriaques d’Antioche adoptent la christologie monophysite. Ceci explique la rupture avec Rome et Constantinople. Jacques Baradée institue une hiérarchie monophysite “jacobite” distincte du patriarcat d’Antioche. Au début du VIIIe siècle, les Arabes déferlent sur la Mésopotamie et la Syrie. L’Église syriaque est persécutée par les Byzantins (IXe siècle), les Arabes (Xe siècle), les Mongols (XIIIe siècle) et Tamerlan (XVe siècle). En 1557, le patriarche Ignace Nemetallah se rapproche de Rome. Avec Ignace André Akhidjan, élu patriarche en 1662, l’Église prend le nom d’Église syriaque catholique, mais l’opposition à l’union persiste jusqu’en 1783.

Cette Église, dont le patriarche réside au Liban, est appelée indifféremment syriaque ou syrienne. Elle regroupe environ 175 000 fidèles. L’Église syriaque jacobite a son siège à Damas. Elle compte 750 000 fidèles.

Depuis le 22 janvier 2009, le Patriarcat établi au Liban est gouverné par S.B. Ignace Youssef III Younan.
Le saviez-vous

L’Eglise syriaque est l’Eglise d’Antioche, établie par Saint-Pierre. L’Eglise syriaque catholique est issue de la division avec les orthodoxes au XVIIe siècle. La liturgie est célébrée dans le rite syriaque occidental d’Antioche, en araméen-syriaque, en arabe et en français.

L’église actuelle a été construite en 1733. Elle s’élève à l’emplacement du « Collège des Lombards » fondé en 1334, et devenu en 1667 le « Collège des Irlandais ». Ici, des jeunes irlandais sont formés à la prêtrise puis missionnés en Irlande et en Angleterre pour lutter contre l’anglicanisme. En 1872, Albert de Mun, défenseur d’un catholicisme social, crée dans cette église les premiers cercles Ouvriers. Au début du XXe siècle, l’édifice est acheté par la mairie de Paris puis affecté en 1925 à la Mission Syriaque catholique.
l’intérieur, le chœur est séparé de la nef par un chancel en bois sculpté, fermé par un rideau blanc. Dans le chœur, deux fresques contemporaines représentent Saint-Ephrem et Saint-Ignace d’Antioche. De chaque côté de la nef, des icônes présentent les principaux saints de l’Eglise Syriaque des premiers siècles.

Adresse
17 rue des Carmes. Paris 5e – Métro 10 Maubert-Mutualité

Notre-Dame de Chaldée - Eglise chaldéenne

Historique

L’Église d’Orient a refusé le concile d’Ephèse (431). Florissante en Mésopotamie et en Perse, elle évangélise l’Inde et la Chine du IVe au XIIIe siècle. L’Église chaldéenne est la branche catholique de cette Église aussi appelée assyro-chaldéenne. Envoyé à Rome, le moine Jean Simon Soulaka est élu patriarche en 1551 et reconnu par Rome en 1553 comme patriarche des chaldéens. En 1830, le métropolite de Mossoul, Jean Hormizd II est confirmé par le Pape Pie VIII avec le titre de patriarche de Babylone des Chaldéens. Sous Emmanuel II Thomas (1900-1947), la majorité des chaldéens non catholiques rallie l’Église catholique. Le patriarche de Babylone des Chaldéens réside à Bagdad.

Le saviez-vous ?

L’Eglise chaldéenne est la branche catholique de l’Eglise d’Orient qui a par la suite refus le concile d’Ephèse (431). L’Eglise d’orient, florissante en Mésopotamie et en Perse, évangélise l’Inde et la Chine du IVe au XIIIe siècle. En 1553, le patriarche Jean Simon VIII Soulaka est reconnu par Rome comme patriarche des Chaldéens pour toute cette Eglise. C’est en 1830 que le métropolite de Mossoul sera confirmé par le Pape Pie VIII avec le titre de patriarche de Babylone des Chaldéens. Au début du XXe siècle, la majorité des chaldéens non catholiques rallie l’Eglise catholique.

Située dans le 18e arrondissement de Paris, Notre-Dame de Chaldée a été construite en 1987 et accueille les paroissiens depuis 1992. L’agencement de l’église est très particulier. La tribune, où se déroule la liturgie de la parole, fait face à l’autel, formant ainsi une allée. De la part et d’autre de cet axe se tiennent les fidèles. Trois éléments majeurs se retrouvent dans ce que l’on appelle « le ciel » : l’Evangile et l’icône du christ, placés sur l’autel, et puis la Croix Glorieuse.

Cathédrale Sainte-Croix des Arméniens – Eglise arménienne catholique


Historique

Le moine Mesrop, en 406, invente l’alphabet arménien et traduit les livres sacrés. Seuls en guerre contre les Perses (451), les arméniens ne participent pas au concile de Chalcédoine mais le réfutent en 553 au synode de Dvin. Au XIe siècle, l’invasion mongole les pousse à s’exiler en Cilicie : le patriarche les suit et réside à Sis. En 1441, un second patriarche est élu à Etchmiadzine (Arménie).En 1740, une partie de l’Église apostolique se sépare : Mgr Ardzivian, archevêque d’Alep, est élu patriarche des Arméniens catholiques. Il est reconnu par le pape Benoît XIV en 1742. Il s’installe au mont Liban. Aujourd’hui, le patriarche réside à Beyrouth.
De 1915 à 1922, 1,5 millions d’Arméniens sont massacrés par les Turcs.
L’Église arménienne apostolique compte environ 6 millions de fidèles avec deux Catholicos (titre équivalent à celui de Patriarche dans certaines églises orthodoxes orientales). Les arméniens catholiques sont 600 000 dans le monde : 450 000 en Orient dont 400 000 en Arménie et dans les pays de l’ex-Union soviétique.

Historique

Le moine Mesrop, en 406, invente l’alphabet arménien et traduit les livres sacrés. Seuls en guerre contre les Perses (451), les arméniens ne participent pas au concile de Chalcédoine mais le réfutent en 553 au synode de Dvin. Au XIe siècle, l’invasion mongole les pousse à s’exiler en Cilicie : le patriarche les suit et réside à Sis. En 1441, un second patriarche est élu à Etchmiadzine (Arménie).En 1740, une partie de l’Église apostolique se sépare : Mgr Ardzivian, archevêque d’Alep, est élu patriarche des Arméniens catholiques. Il est reconnu par le pape Benoît XIV en 1742. Il s’installe au mont Liban. Aujourd’hui, le patriarche réside à Beyrouth.
De 1915 à 1922, 1,5 millions d’Arméniens sont massacrés par les Turcs.
L’Église arménienne apostolique compte environ 6 millions de fidèles avec deux Catholicos (titre équivalent à celui de Patriarche dans certaines églises orthodoxes orientales). Les arméniens catholiques sont 600 000 dans le monde : 450 000 en Orient dont 400 000 en Arménie et dans les pays de l’ex-Union soviétique.

Le saviez-vous

En 451, les Arméniens ne participent pas au concile de Chalcédoine mais le réfutent en 555. Le concile de Florence, en 1438, amorce une première union avec Rome. En 1742, Benoit XIV reconnait l’élection de Mgr Ardzivian comme patriarche des arméniens catholiques et scelle ainsi une communion officielle. La Divine liturgie est célébrée selon le rite arménien dont les origines remontent à la liturgie chrysostomienne. De 1915 à 1922, un million et demi d’Arméniens sont massacrés par les Turcs. Beaucoup émigrent en Syrie, au Liban et en France.


En 1623, Claude Charlot, lotisseur du quartier, construit une église, Saint-Jean-Saint-François, ainsi qu’un couvent où il installe cinq pères capucins, réputés pour leur rôle de pompiers volontaires. En 1715, les lieux sont reconstruits, puis agrandi en 1855 sur les plans de Victor Baltard. Le porche de l’église, œuvre de l’architecte, est agrémenté d’un fronton décoré de festons et de pilastres doriques. L’intérieur de l’église traduit l’austérité franciscaine. Elle adopte un plan basilical. La nef est couverte d’une voûte en berceau. Quant à l’orgue, il est l’un des premiers réalisés à Paris par Cavaillé-Coll en 1844. Massenet et César Franck en ont été titulaires. En 1970, alors qu’elle est fermée au culte, l’église devient la cathédrale arménienne catholique Sainte-Croix.

adresse 13 rue Perche. Paris 3e. Métro 8 Filles du Calvaire.

Chapelle Saint-Georges des Roumains – Eglise gréco-catholique roumaine

Historique

L’Église gréco-catholique roumaine trouve son origine dans le synode convoqué par le métropolite Atanasie Anghel d’Alba Julia, en 1698, pour discuter de la reconnaissance de l’autorité du Pape de Rome. L’acte d’union est signé par la totalité du synode.

250 ans plus tard, le 1er décembre 1948, l’Église gréco-catholique est mise hors la loi par le gouvernement communiste avec l’accord tacite de l’Église orthodoxe roumaine. Les évêques, un grand nombre de prêtres, de moines et de fidèles sont exécutés ou emprisonnés. En décembre 1989, le communisme s’effondre en Roumanie et après 41 ans de clandestinité l’Église gréco-catholique roumaine sort des catacombes. Elle a bien du mal à recouvrer ses biens. En 2007, sur les 2000 églises confisquées en 1948, elle en a récupéré seulement 152. Le 16 décembre 2005, Benoît XVI élève l’Église métropolitaine gréco-catholique roumaine au rang d’archevêché majeur d’Alba Iulia et Fagaras des Roumains.

En décembre 2005, Benoit XVI a élevé l’Église métropolitaine gréco-catholique roumaine au rang d’Archevêché majeur et S.B. Lucian Muresan à la dignité d’Archevêque majeur d’Alba Julia et Fagaras des Roumains. Il a été créé Cardinal en février 2012.

L’Église compte environ 700 000 fidèles (Roumanie et diaspora).

Le saviez-vous ?

L’Église Grecque-Catholique Roumaine est une Eglise orientale catholique qui exprime sa foi selon le rite byzantin. Unie à Rome depuis 1698, elle est devenue en 2005 une Eglise Archiépiscopale Majeure.

En 1948, l’Eglise gréco-catholique Roumaine est supprimée par les autorités communistes en Roumanie. Le 38 de la rue Ribéra, ancienne ambassade, devient un refuge pour les étudiants et prêtres gréco-catholiques ayant pu échapper à a persécution. La paroisse Saint-Georges est créée en 1954.

Le chef d’œuvre de la Chapelle est l’Evangéliaire avec une couverture en métal doré représentant la résurrection de Jésus et les autres évangélistes, ensemble avec d’autres icônes dorées ou revêtues d’argent. L’iconostase et ses icônes sont réalisés dans le style traditionnel roumain, rappelant les églises peintes de Transylvanie, patrimoine de l’Unesco : à la droite de la porte centrale se trouve l’icône du Christ Pantocrator siégeant sur son trône, et gauche, la Vierge à l’Enfant, ainsi que Saint-Georges.

adresse 38 rue Ribéra. Paris 16 – Métro Jasmin.

Notre-Dame d’Egypte – Eglise copte catholique

Historique

Dès le IIe siècle, l’école théologique d’Alexandrie rayonne sur le monde chrétien. Au IVe siècle, les monastères fleurissent du désert (saints Antoine, Pâcome, Macaire…). Saint Athanase combat l’hérésie d’Arius. Saint Cyrille d’Alexandrie défend au concile d’Éphèse (431) l’unicité de la personne du Christ et la maternité divine de Marie. Les coptes refusent le concile de Chalcédoine (451). Au XIe siècle, ils sont persécutés par les Arabes et au XIIe siècles rejetés par les croisés comme hérétiques. En 1895, le pape Léon XIII établit le patriarcat catholique décidé en 1824 par le pape Léon XII. Mgr Cyrille Macaire est nommé “patriarche d’Alexandrie” en 1899 mais le siège patriarcal ne sera effectivement occupé qu’à partir de 1947.

Actuellement le Patriarche est S.B. Ibrahim Isaac Sidrak, patriarche d’Alexandrie, en résidence au Caire.

L’Église copte catholique compte environ 250 000 fidèles en Égypte et en diaspora.
L’Église copte dite “orthodoxe” compte près de 10 millions de fidèles avec Sa Sainteté Tawadros II.

Le saviez-vous ?

Fondée par Saint-Marc à Alexandrie en 68, l’Eglise Copte quitte la communion avec l’Eglise byzantine en 451 suite au concile de Chalcédoine et à son rejet du monophysisme. Les Coptes sont persécutés par les Arabes au XIe siècle, puis rejetés par les Croisés comme hérétiques au XII siècle. En 1824, le pape Léon XII établit un patriarcat catholique. Traditionnellement, les coptes considèrent être les descendants directs des pharaons.


L’Eglise copte catholique de Paris Notre-Dame d’Egypte, est l’ancienne chapelle Notre-Dame des Malades. L’édifice, de style néo-gothique, fut édifié en 1903 par l’architecte G. Leclerc comme chapelle de secours e l’église Saint-Laurent. La communauté catholique copte, un temps hébergée dans plusieurs chapelles latines, se fixe en 1997 dans la chapelle Notre-Dame des Malades. Elle partage alors les lieux avec la paroisse saint-Joseph Artisan. C’est pourquoi, on y trouve une iconostase ainsi qu’une statue e la Vierge : surprenant lorsque l’on sait que la tradition copte n’admet pas de statues à l’intérieur de ses églises.

adresse 15 rue Philippe-de-Girard. Paris 10.Métro 2 La Chapelle.

Notre-Dame du Liban - Eglise maronite

L’actuelle église Notre-Dame du Liban est l’ancienne chapelle de l’Ecole Sainte Geneviève des pères jésuites. Entreprise en 1856, sa construction ne sera achevée que cinquante ans plus tard. Après l’expulsion des Jésuites par l’Etat français, la chapelle reste sans affectation jusqu’en 1915. Le 11 juillet de cette même année, le bâtiment est affecté au culte maronite et inauguré sous le vocable de Notre-Dame du Liban. De son origine, elle conserve son architecture néo-gothique, remarquable de vitraux d’Emile Hirsch. Témoin de l’architecture jésuite au XIXe siècle, des modifications lui ont été apportées. Les vitraux modernes ont été réalisés par la maison Philippe Andrieux en 1994 et représentent des saints orientaux : Saint Maroun, Saint Ephrem, Saint Charbel, Sainte Thècle, Sainte Marina, Sainte Rafka. Aujourd’hui des travaux sont prévus afin d’aménager une architecture maronite. Depuis la construction d’un foyer franco-libanais en 1963, l’église est invisible depuis la rue.

De tradition antiochienne et syriaque, l’Eglise maronite est constituée en patriarcat en 685. Depuis les origines, elle est catholique, en communion avec le Pape. Riche de ses rites, de sa tradition et de sa langue, elle demeure fortement attachée à la terre du Liban où elle s’est développée. Le chef de l’Eglise porte le titre de patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient. Elle est gouvernée collégialement par le Synode des évêques maronites sous la présidence de ce Patriarche.

Historique

Au Ve siècle, les Maronites sont fidèles à la foi de Chalcédoine. Au VIe siècle, ils refusent l’hérésie monophysite ; au VIIe siècle, avec l’invasion musulmane, ils se réfugient dans la montagne libanaise qu’ils mettent en valeur. Leur exode dure du VIIe au Xe siècle. C’est à l’arrivée des Croisés, en 1099, qu’ils intensifient leurs relations avec l’Occident et avec Rome. Celles-ci, interdites sous la domination des mamelouks (1291-1516), reprennent au milieu du XVe siècle et s’intensifient sous le régime ottoman avec le soutien des rois de France. En 1736, le premier synode régional maronite jette les bases de la réorganisation de l’Église maronite. Les Maronites, âme du Liban, et les autres communautés chrétiennes ou musulmanes réclament en 1920, par la voix du patriarche maronite, la proclamation de l’État du Grand-Liban.

L’Église maronite, dont le siège est à Bkerké (Liban) compte environ 800 000 fidèles au Liban et une diaspora beaucoup plus nombreuse : environ 4 millions à travers le monde dont 80 000 en France.
En mars 2011, son nouveau Patriarche a été élu S.B. le Cardinal Béchara Raï.

Cathédrale Saint-Volodymyr-le-Grand - Eglise Gréco-catholique ukrainienne


Historique

En 1596, l’acte d’union de Brest-Litovsk établit la communion des diocèses d’Ukraine avec Rome tout en confirmant leur liturgie, leurs rites et leurs coutumes. C’est la fondation officielle de l’Église gréco-catholique d’Ukraine. Le Métropolite de Lviv, Andrey Sheptysky, grand précurseur du mouvement œcuménique, est emprisonné par les Russes de 1914 à 1917. Son successeur, S.B.E. le cardinal Josyf Slipyj et tous les évêques ukrainiens sont arrêtés en 1945.En 1946, un pseudo-synode convoqué par Staline, auquel ne participe aucun évêque catholique, prononce la liquidation de l’Église gréco-catholique. 3000 églises et 150 monastères sont confisqués ; ses évêques, prêtres et fidèles sont condamnés à l’exil ou à la clandestinité. En 1963, l’URSS expulse le cardinal Josyf Slipyj.

A partir de 1980, Jean-Paul II réunit à Rome les évêques ukrainiens, orthodoxes et catholiques, malgré la protestation du patriarcat moscovite (l’Ukraine lui fournit 90% de ses séminaristes et la majeure partie de ses revenus). En 1991, S.B. le cardinal Myroslav Lubachivsky, archevêque majeur, rentre en Ukraine. La cathédrale de Lviv est rendue aux gréco-catholiques ainsi que 900 des églises attribuées par Staline aux orthodoxes ou fermées.

Le 21 août 2005, le siège est officiellement transféré de Lviv à Kiev, la capitale.

L’Église compte environ 8 millions de fidèles en Ukraine et en diaspora.

Le saviez-vous ?

Malgré le schisme de 1054, l’Église Gréco-catholique d’Ukraine reste un trait d’union entre Constantinople et Rome. Fondée en 1596, elle est unie à Rome. Supprimée par un « concile » convoqué par Staline en 1946, l’Église ne retrouve sa liberté qu’en 1991. Sa liturgie est célébrée dans le rite byzantin.

La cathédrale Saint-Volodymyr-le-Grand est l’ancienne chapelle de l’Hôpital de la Charité, construite au XVIIe siècle à l’emplacement d’une église du XIIIe siècle. Une fois achevée, elle est remise aux Frères de Saint-Jean de Dieu. A côté de l’édifice, les frères font construire un hôpital. La chapelle devient, avec la Révolution Française, un service hospitalier. En 1935, l’ancien hospice est détruit pour élever à la place une Faculté de médecine.

Seule la chapelle est préservée, sa façade étant classé Monument historique. En 1943, elle devient la cathédrale ukrainienne Saint-Volodymyr-le-Grand, du nom du saint prince qui, en 1988, fit baptiser son peuple de la « Rous » de Kiev, dans le Dniepr. L’iconostase actuelle est l’œuvre de l’artiste Omelian Mazuryk. Dans son travail, l’artiste a su en France montrer « l’essence même de la culture ukrainienne. »

Adresse 186 boulevard Saint-Germain. Paris 6e- Métro 4 – Saint-Germain-des-Prés

Saint-Julien-le-Pauvre – Eglise Grecque-Melkite Catholique

Historique

Après l’échec de la tentative d’union au concile de Florence en 1439, deux tendances se font jour : soit en faveur de Constantinople, soit en faveur Rome. En 1724, à la mort du patriarche Athanasios III Dabbas, une double lignée de patriarches va s’instaurer, l’une orthodoxe, l’autre catholique. En 1729, Rome reconnaît Cyrille VI Tanas comme patriarche de l’Église grecque melkite catholique. En 1848, le patriarche Maximos III Mazloum (1833-1855) obtient de la Sublime Porte la reconnaissance complète de son Église. Le chef de cette Église catholique porte le titre de patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem. Il réside à Damas et répond d’environ 2 millions de fidèles en comptant la diaspora.
Le patriarche grec orthodoxe d’Antioche est aussi appelé patriarche œcuménique. Il compte environ 14 millions de fidèles.
Trois autres patriarcats grecs orthodoxes existent en Orient : Alexandrie, Constantinople et Jérusalem.


Le saviez-vous

Les Grecs-melkites catholiques se trouvent à l’origine, dans les trois grands patriarcats orientaux d’Antoche, d’Alexandrie et de Jérusalem. Leur histoire remonte au concile de Chalcédoine (451). Le nom « melkite » vient du syriaque « malko » et signifie « royal » ou « impérial ». C’est un surnom donné par les monophysites aux orthodoxes ayant suivi le concile de Chalcédoine. Les Melkites catholiques sont des chrétiens de rite byzantin ayant rejoint l’Eglise catholique en 1724. Aujourd’hui, ils sont tous de langue arabe.

L’Eglise Saint-Julien est l’une des plus anciennes du vieux Paris. Elle est mentionnée dès le VIe siècle par Grégoire de Tours. Détruite au IXe siècle par les Normands, la basilique Saint-Julien-Martyr est finalement reconstruite en 1165. L’édifice roman et gothique, est celui que nous voyons aujourd’hui. En 1660, il devient la chapelle de l’Hôtel-Dieu. Devenue monument historique, elle est cédée en 1889 aux catholiques grecs-melkites de Paris. En 1891, le célèbre ébéniste de Damas, M. Georges Bitar, réalise l’iconostase, et vient à Paris l’installer de ses propres mains.

adresse 1 rue Saint-Julien-Le-Pauvre. Paris 5e. métro 10 Cluny-la-Sorbonne

Très Sainte-Trinité - Eglise catholique russe


Le saviez-vous ?

Bien que le schisme de 1054 n’ait pas formé de rupture immédiate et formelle avec Rome, la Russie s’éloigne du Saint-Siège après le concile de Florence, en 1439. L’Eglise catholique byzantine est alors malmenée par le pouvoir tsariste jusqu’à être interdite. En 1905, un édit de tolérance autorise la création de petites communautés catholiques de rite byzantin. Elles sont supprimées par les bolcheviks, d’où l’immigration de certains fidèles à Paris.

Après la Révolution russe de 1917, de nombreux catholiques immigrent en France. Une mission catholique russe s’implante d’abord en 1927, place d’Italie puis s’installe en 1934 dans le 16e arrondissement, rue François Gérard. En 1950, est créée la paroisse russe de la Trinité. L’église actuelle se situe au sous-sol de l’immeuble. Son iconostase a été réalisée par le Père jésuite Egon Sendler. Elle comporte une Trinité façon Roublev, à côté de très nombreuses icônes de saints : la Mère de Dieu, Saint-Jean-Baptiste, les Apôtres, Séraphin de Sarov, etc.

adresse : 39 rue François-Gérard. Paris 16e – Métro 10 Eglise d’Auteuil.