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le baptême :Une nouvelle naissance

Le baptême est une plongée dans la mort du Christ pour renaître à une vie nouvelle, libérée du péché. La vie même de Dieu : Dieu fait du baptisé son enfant adoptif et lui donne la vie éternelle.

Les fruits du baptême


• La remise du péché originel et de tous les péchés

Par le baptême, tous les péchés sont remis : le péché originel, qui marque notre nature humaine dès notre conception, et également les péchés personnels s’il y a lieu. Toutes les suites du péché, dont la plus grave est la séparation de Dieu, sont également remises. Rien n’empêche plus le baptisé d’entrer dans le Royaume de Dieu !

Cependant, le baptême n’est pas un coup de baguette magique : certaines conséquences du péché demeurent, telles les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, ainsi qu’une inclination au péché.

• La capacité à vivre et à aimer comme Dieu

Le baptisé devient une créature nouvelle, un enfant adoptif de Dieu. La purification du péché n’est pas une fin en soi, elle est en vue de cette vie divine qui nous est communiquée. Par le baptême, nous pouvons donc agir comme Dieu : « Nous sommes capables de pardonner, d’aimer ceux qui nous font du mal et de reconnaître, dans le plus petit et le pauvre, le visage du Seigneur qui nous visite » (pape François, 8 janvier 2014).

• La croissance de l’Église

Le baptême permet à l’Église de grandir dans la charité et dans sa mission de témoignage. Car le baptême fait de chacun un membre du Corps du Christ, qui est dès lors uni aux autres membres du corps.

Par le baptême, nous devenons disciples missionnaires, appelés à porter l’Évangile au monde. Quels que soient sa fonction dans l’Église et le degré d’instruction de sa foi, chaque baptisé est un sujet actif d’évangélisation. Pape François, 15 janvier 2014

Le baptême, c’est quoi ?

« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Matthieu 28, 19), enjoint le Christ aux Apôtres avant de retourner vers le Père. Ce qu’ils feront, ainsi que leurs collaborateurs, dès le jour de la Pentecôte. Ainsi, le baptême est institué par le Christ et confié à l’Église.

Dans le baptême, nous pouvons reconnaître le trait le plus véritable de l’Église, celui de la mère qui continue à engendrer de nouveaux enfants. Pape François, 8 janvier 2014
• Une naissance à une vie nouvelle

Le rite central par lequel le baptême est réalisé est la plongée, l’immersion dans l’eau. En grec, cela se dit baptizein. Son nom vient de là !

Si depuis longtemps, en Occident, on a pris l’habitude de simplement verser un peu d’eau sur le front du baptisé (cela permettait de baptiser les malades, puis cet usage fut étendu[1]), le sens reste le même : le baptême est une plongée dans la mort du Christ pour renaître à une vie nouvelle, libérée du péché. La vie même de Dieu : la vie éternelle.

Ne savez-vous pas que, nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? (…) Afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle. Romains 6, 3-5

• Une adoption divine

Le Père lui-même communique sa vie et répète à chacun de ses enfants : « Tu es mon fils ». Le baptême est l’adoption et l’insertion dans la famille de Dieu, dans la communion avec la Très Sainte Trinité : nous sommes fils du Père, nous « revêtons » le Christ et devenons le temple de l’Esprit Saint. Aussi, il est administré « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».

Ces paroles ne sont pas seulement une formule ; elles sont une réalité. Et plus le baptisé vit en contact avec Jésus dans cette réalité, plus le Ciel s’ouvre au-dessus de lui.

• Une entrée dans l’Église

Le baptême confère - comme les sacrements de la confirmation et de l’ordre - un caractère (au sens ancien de marque, sceau) indélébile par lequel le chrétien fait partie de l’Église. On ne le reçoit qu’une fois dans sa vie, et on ne peut l’effacer… Impossible d’être débaptisé comme pourraient nous le faire croire quelques cas très médiatisés ! Ce « sceau » inscrit une fois pour toutes dans l’âme est une disposition à la grâce, une promesse de la protection paternelle de Dieu et une vocation au culte divin et au service de l’Église.

Hors de l’Église, point de salut ?

Le baptême est nécessaire au salut de celui qui, ayant reçu l’Évangile, a eu la possibilité de le demander. Cependant, Dieu n’étant pas lui-même lié à ses sacrements, il peut dispenser autrement sa grâce (CEC 1257).

Comment s’y préparer ?

• Avoir la foi

« Ce qui fait de nous des fils, dit saint Paul, c’est d’abord notre foi » (Galates 3, 26). L’Église demande la foi au catéchumène, son consentement à l’action de Dieu dans sa vie : un sacrement n’a rien de « magique », il ne peut agir que compris et reçu dans la foi. Elle la lui demandera solennellement le jour du baptême (les parents répondent pour leur bébé) : « Croyez-vous en Dieu le Père… en Jésus Christ… en l’Esprit Saint ? »

Cette foi n’est pas nécessairement mature ; elle peut être un germe, appelée à se développer, nourrie notamment de la Parole de Dieu. Car le baptême n’est pas la récompense d’une vie parfaite ! Il est un don gratuit de Dieu.

La foi, c’est décider d’être avec le Seigneur
pour vivre avec lui. Benoît XVI[2]
Les deux éléments indissociables du baptême

• La renonciation au mal et la profession de foi

• Le versement de l’eau accompagné des mots : « Je te baptise au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. »

• Pour les bébés, une participation ultérieure au catéchisme

Le baptême des enfants exige ultérieurement un catéchisme. Il en va de l’épanouissement nécessaire de la grâce baptismale en lui. Que penser d’un jardinier qui planterait une graine sans plus s’en soucier ensuite ? « Les parents chrétiens reconnaîtront que cette pratique correspond aussi à leur rôle de nourricier de la vie que Dieu leur a confiés » (CEC 1251). Il s’agit d’aider l’enfant à grandir dans l’amour de Dieu et des autres, et de le conduire à « adopter » Dieu pour Père.

C’est là aussi le rôle du parrain ou de la marraine, des croyants solides, capables et prêts à aider le nouveau baptisé sur son chemin dans la vie chrétienne.

Un cadeau à assumer

« Le cadeau que les nouveau-nés ont reçu doit être assumé par eux quand ils auront grandi, d’une manière libre et responsable. Ce processus de mûrissement les conduira alors à recevoir le sacrement de la confirmation qui achève leur baptême et confère à chacun d’entre eux le sceau du Saint-Esprit. »

Benoît XVI, 8 janvier 2006

• Pour les adultes, un cheminement et une initiation en plusieurs étapes

Le baptême de l’adulte, lui, est précédé d’un cheminement et d’une initiation en plusieurs étapes qu’on appelle catéchuménat. Elles comportent toujours trois éléments essentiels : l’accueil de l’Évangile dans un cœur bien disposé, suscitant une conversion et la profession de foi que le baptême fortifiera et exprimera.

L’adulte reçoit à la fin de ce cheminement, dans une seule célébration, les trois sacrements du baptême, de la confirmation et de l’eucharistie : la naissance à la vie nouvelle, l’affermissement et la nourriture pour le chemin. Ainsi, la participation à la nature divine, donnée à l’homme par la grâce du Christ, comporte une certaine analogie avec l’origine, la croissance et le soutien de la vie de tous les jours.

Parole de feu

« Si nous comprenions bien ce que c’est d’être enfant de Dieu, nous ne pourrions faire le mal… Être enfant de Dieu, oh, la belle dignité ! » Le Curé d’Ars