92 rue Saint-Denis, 75001 Paris

Accueil > ACTUALITES DE L’EGLISE > Ces homélies du pape François qui décapent et nourrissent

Ces homélies du pape François qui décapent et nourrissent

En quelques mots, voilà des repères et des vivres pour un chemin de foi. Morceaux choisis de quelques homélies données par le pape François lors de sa messe quotidienne à la maison Sainte-Marthe.

Le pape François plaide à nouveau pour une église pauvre
La Croix 12 juin 2013
" Saint Pierre n’avait pas de compte en banque" a souligné hier le pape François, dans un plaidoyer pour une église pauvre qui ne succombe pas à la tentation de "trouver la force ailleurs que dans la gratuité"
"Quand nous voulons une Eglise riche, l’Eglise vieillit, n’a pas de vie", a-t-il affirmé lors de sa messe quotidienne à la résidence Sainte Marthe au Vatican.
Relevant l’importance des oeuvres réalisées par l’Eglise, il a souhaité que celles-ci soient entreprises "avec un coeur de pauvre, pas avec un coeur d’entrepreneur ou d’investisseur."

La promotion qui fait ressembler à Jésus
« Promouvoir : c’est un beau verbe. Et on doit l’utiliser dans l’Église, oui : celui-ci a été promu à la croix, cet autre a été promu à l’humiliation. C’est cela, la vraie promotion. Celle qui nous fait le mieux ressembler à Jésus. »
(Mardi 21 mai 2013)

Le scandale de l’incarnation
« Ce qui scandalisait les gens, chez Jésus, c’était ce que les démons lui criaient : “Tu es le Fils de Dieu, tu es le saint” ; c’est sa nature de Dieu incarné. Quand le grand prêtre lui demande : “C’est toi le Christ, le Fils de Dieu ?”, Jésus répond oui et il est immédiatement condamné à mort. Cela, c’est le centre de la persécution. Quand nous affirmons que le Fils de Dieu est venu et qu’il s’est fait chair, les persécutions arrivent. »
(Samedi 1er juin)

Les dangers de la culture du bien-être
« “Non, pas plus d’un enfant, non ! Parce qu’on ne pourra pas partir en vacances, qu’on ne pourra aller ici ou là, qu’on ne pourra pas acheter de maison.” Suivre le Christ, c’est bien, mais jusqu’à un certain point !… La culture du bien-être nous rend peu courageux, paresseux, égoïstes ; parfois, le bien-être nous anesthésie. »
(Lundi 27 mai 2013)

S’engager, pour la vie
« J’ai entendu parler de quelqu’un qui voulait devenir prêtre, mais pour dix ans, pas plus. C’est la même chose pour de nombreux couples, qui se marient en pensant : “tant que dure l’amour, ça va, après, on verra”. Nous sommes amoureux du provisoire, alors que les propositions de Jésus sont définitives. »
(Lundi 27 mai 2013)

Les ravages des cancans dans l’Église
« Comme on cancane dans l’Église ! Comme on cancane, nous, les chrétiens… On commence de façon bien élevée : “bon, je ne veux dire du mal de personne, mais il me semble que…”. Et on finit par amocher son prochain… [Les cancans] sont comme les bonbons au miel, non ? On en prend un et on dit : “Ah, que c’est bon !” Et puis un autre, un autre, un autre, et à la fin, on a mal au ventre ! Le cancanage est doux au début et ensuite, il détruit l’âme. »
(Samedi 18 mai 2013)

Le zèle apostolique vient de la rencontre personnelle avec le Christ
« D’où vient le zèle apostolique ? De la connaissance de Jésus-Christ. [L’apôtre] Paul a rencontré Jésus, non pas de façon intellectuelle, scientifique, mais avec la connaissance du cœur, de la rencontre personnelle. La connaissance de Jésus qui m’a sauvé et qui est mort pour moi. »
(Jeudi 16 mai 2013)

Suivre Jésus : la porte étroite
« Quand un chrétien n’a pas de difficulté dans la vie, que tout va bien, tout est beau, quelque chose ne va pas. On peut penser qu’il a cédé à la tentation de suivre l’esprit du monde plutôt que Jésus. »
(Mardi 2 avril 2013)

Les larmes, des lunettes pour voir Jésus
« Devant Jésus, Marie Madeleine ne dit pas : “j’ai échoué”. Étrange, non ? Elle pleure simplement. Et après lui avoir lavé les pieds avec ses larmes et les lui avoir essuyés avec ses cheveux, elle s’écrie : j’ai vu le Seigneur ! Vous voyez, parfois, dans notre vie, les lunettes pour voir Jésus, ce sont les larmes. Il y a des moments où seules les larmes nous préparent à voir Jésus. Dans notre vie, nous avons tous traversé des moments de joie, de douleur ou de tristesse […] Nous sommes tous passés par là. Mais – je vous pose la question – avons-nous pleuré ? Dans les moments les plus sombres, avons-nous pleuré, avons-nous eu ce don des larmes qui prépare les yeux à voir le Seigneur ? »
(Mardi 2 avril 2013)